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PEA ou assurance-vie pour investir en bourse14 min de lectureSommaire
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PEA ou assurance-vie : laquelle choisir pour investir en bourse ?

En 2026, les gains d'un PEA de plus de cinq ans ne paient que les prélèvements sociaux, selon service-public.gouv.fr. C'est moins que l'assurance-vie, dès que les gains retirés dépassent son abattement annuel. Mais le PEA est plafonné et réservé aux actions européennes. L'assurance-vie n'a pas de plafond, garde un fonds euros garanti et transmet le capital hors succession. Ce guide met côte à côte le plafond, la fiscalité au retrait, les supports, les frais et la transmission, et dit quand ouvrir les deux.

Par Vincent AlbertPublié le Mis à jour le MéthodeSources : PEA : service-public.gouv.fr, fiche F2385 vérifiée le 22 mai 2026 ; décret n° 2020-95 du 5 février 2020. Prélèvements sociaux : service-public.gouv.fr, fiche F2329 vérifiée le 30 juin 2026. Assurance-vie : taux publiés par les assureurs et moyenne du marché, relevés par Savoir Placer au 23 septembre 2026.

Deux enveloppes, deux logiques

Le PEA est une enveloppe conçue pour une seule chose : détenir des actions de sociétés européennes, en direct ou par des fonds, avec une fiscalité allégée après cinq ans. Il est tenu par une banque ou un courtier, il est plafonné, et une même personne ne peut en détenir qu'un.

L'assurance-vie est un contrat avec un assureur, qui héberge un fonds euros garanti et des unités de compte choisies dans un catalogue : ETF, fonds, SCPI, parfois titres vifs. Elle n'a pas de plafond, autorise les rachats à tout moment, et transmet le capital hors succession. Sa fiscalité s'allège après huit ans.

Les deux se ressemblent sur un point capital : à l'intérieur de l'enveloppe, vendre un support pour en acheter un autre ne déclenche aucun impôt. C'est ce qui les distingue du compte-titres ordinaire, où chaque plus-value est imposée l'année où elle est réalisée. Sur dix ou vingt ans, ce différé vaut plusieurs points de rendement cumulé.

Le plafond

D'après service-public.gouv.fr (fiche F2385, vérifiée le 22 mai 2026), le plafond de versement du PEA classique est de 150 000 € et celui du PEA-PME-ETI de 225 000 €. Le plafond porte sur les versements, pas sur la valeur du plan : un PEA alimenté de 150 000 € qui en vaut 400 000 € reste valide, mais on ne peut plus y verser.

L'assurance-vie n'a aucun plafond. Un seul seuil existe, fiscal : au-delà de 150 000 € de primes versées, tous contrats confondus par assuré, la fraction des gains excédentaire rachetée après huit ans est imposée à 12,8 % au lieu de 7,5 %. Ce n'est pas une limite de versement, c'est un taux différent sur une partie des gains.

La fiscalité au retrait

C'est le cœur de la comparaison, avec deux périodes par enveloppe : avant et après cinq ans pour le PEA, avant et après huit ans pour l'assurance-vie. Les prélèvements sociaux n'ont pas le même taux dans les deux : d'après la fiche F2329 de service-public.gouv.fr (vérifiée le 30 juin 2026), le « gain réalisé ou rente viagère versée en cas de retrait ou de clôture d'un PEA » relève des revenus de placement du cas général, à 18,6 % en 2026, tandis que les produits d'assurance-vie restent à 17,2 %. La même fiche signale que des règles particulières peuvent s'appliquer aux gains de PEA antérieurs à 2018. Les autres paramètres, à jour au 23 septembre 2026, sont les suivants : prélèvement forfaitaire d'impôt sur le revenu à 12,8 %, taux réduit de l'assurance-vie à 7,5 %, abattement de 4 600 € de gains par an pour une personne seule, 9 200 € pour un couple.

CritèrePEA avant 5 ansPEA après 5 ansAssurance-vie avant 8 ansAssurance-vie après 8 ans
Impôt sur le revenu sur les gains12,8 % (ou barème)0 %12,8 % (ou barème)7,5 % au-delà de 4 600 / 9 200 € de gains par an
Prélèvements sociaux18,6 %18,6 %17,2 %17,2 % sur la totalité
Total forfaitaire31,4 %18,6 %30 %17,2 % jusqu'à l'abattement, 24,7 % au-delà
Effet d'un retraitClôture du planPlan maintenu, versements possiblesRachat partiel libreRachat partiel libre

n.c. : non communiqué par le produit

Le PEA après cinq ans : les prélèvements sociaux et rien d'autre, sans abattement à surveiller ni plafond de gains exonérés. D'après service-public.gouv.fr, « si les retraits sont effectués après la 5e année du PEA, les gains réalisés sont exonérés d'impôt sur le revenu », mais restent soumis aux prélèvements sociaux.

L'assurance-vie après huit ans applique 17,2 % sur la totalité des gains rachetés, puis 7,5 % d'impôt sur la part des gains qui dépasse l'abattement annuel. Ce qui compte n'est pas le montant retiré mais la part de gains qu'il contient, calculée au prorata du contrat ; notre guide de la fiscalité de l'assurance-vie détaille la formule.

Un exemple. Vous retirez une somme qui contient 10 000 € de gains. En PEA de plus de cinq ans : 1 860 €. En assurance-vie de plus de huit ans, personne seule : 1 720 € de prélèvements sociaux plus 7,5 % de 5 400 €, soit 405 €, au total 2 125 €. Pour un couple, l'abattement de 9 200 € ramène l'impôt à 60 € : total 1 780 €, moins que le PEA. Sur 30 000 € de gains, l'ordre s'inverse : 5 580 € en PEA, 7 065 € en assurance-vie pour une personne seule, 6 720 € pour un couple.

La règle qui en découle : tant que les gains rachetés dans l'année restent sous l'abattement, l'assurance-vie de plus de huit ans est un peu moins taxée que le PEA ; au-delà, le PEA reprend l'avantage, de 6,1 points sur la fraction excédentaire. Le simulateur de rachat donne le montant qu'on peut retirer chaque année sans impôt sur le revenu, pour votre contrat.

Avant le seuil, les deux enveloppes se valent à peu près : 31,4 % au forfait pour le PEA, 30 % pour l'assurance-vie, ou le barème progressif si votre tranche est inférieure à 12,8 %. La vraie différence est ailleurs : un retrait sur un PEA de moins de cinq ans ferme le plan, un rachat partiel sur une assurance-vie jeune ne ferme rien.

Avec vos chiffresCalcul de l'impôt sur un rachatCe guide explique le mécanisme ; le simulateur le chiffre avec vos montants, et montre chaque étape.Ouvrir le simulateur

Les supports accessibles

Dans un PEA, les titres éligibles sont les actions de sociétés ayant leur siège dans l'Union européenne ou l'Espace économique européen, et les fonds investis à 75 % au moins en de tels titres (article L. 221-31 du Code monétaire et financier). Cela exclut, en réplication directe, tout ETF monde, américain ou émergent. La porte d'entrée est la réplication synthétique : l'ETF détient un panier d'actions européennes, ce qui le rend éligible, et échange la performance de ce panier contre celle de l'indice visé par un contrat de swap avec une banque. Des ETF monde, S&P 500 ou émergents existent sous cette forme et sont éligibles au PEA. Ils ajoutent un risque de contrepartie sur la banque du swap, encadré et garanti par des sûretés, mais réel ; leur DIC le mentionne, et notre guide lire un DIC explique où le trouver.

Dans une assurance-vie, on accède au catalogue du contrat, et à rien d'autre. C'est à la fois plus large et plus étroit que le PEA : plus large parce que les ETF physiques monde ou américains, les fonds obligataires, les SCPI et le fonds euros sont là ; plus étroit parce que le catalogue est fermé. Parmi les contrats que nous comparons, Lucya Cardif référence 2 300 supports, Placement-direct Vie 1 300, Linxea Spirit 2 1 100. Notre page ETF en assurance-vie recense ce que chaque contrat offre.

Mise en pratique

Ce que proposent quatre contrats d'assurance-vie réels

Le PEA accepte les actions et les fonds européens. L'assurance-vie, elle, dépend du catalogue de son contrat. Voici ce que proposent quatre contrats réels : le nombre de supports, d'ETF et de SCPI, et les frais de gestion que le contrat prélève chaque année sur les unités de compte.

Ce qu'on litLinxea Spirit 2au 8 octobre 2026Meilleurtaux Liberté Vieau 8 octobre 2026Meilleurtaux Essentiel Vieau 8 octobre 2026Lucya CNPau 22 septembre 2026
Nombre de supports1 1001 040641 256
Dont ETF20720720100
Dont SCPI1515010
Actions en directouiouinonoui
Gestion des unités de compte, par an0,5 %0,5 %0,5 %0,3 %

Linxea Spirit 2 au 8 octobre 2026

Nombre de supports
1 100
Dont ETF
207
Dont SCPI
15
Actions en direct
oui
Gestion des unités de compte, par an
0,5 %

Meilleurtaux Liberté Vie au 8 octobre 2026

Nombre de supports
1 040
Dont ETF
207
Dont SCPI
15
Actions en direct
oui
Gestion des unités de compte, par an
0,5 %

Meilleurtaux Essentiel Vie au 8 octobre 2026

Nombre de supports
64
Dont ETF
20
Dont SCPI
0
Actions en direct
non
Gestion des unités de compte, par an
0,5 %

Lucya CNP au 22 septembre 2026

Nombre de supports
1 256
Dont ETF
100
Dont SCPI
10
Actions en direct
oui
Gestion des unités de compte, par an
0,3 %

Les produits ne sont pas choisis à la main : ce sont les quatre premiers contrats de notre classement des assurances-vie en gestion libre, dans son ordre. Voir le classement des assurances-vie.

En couleur, des frais de gestion au-dessus de 0,50 % par an, le meilleur niveau que nous relevons.

Sources : linxea.com, fiche Linxea Spirit 2 (21 septembre 2026) ; placement.meilleurtaux.com, fiche Meilleurtaux Liberté Vie (historique Fonds Euro Nouvelle Génération et Objectif Climat) (22 septembre 2026) ; placement.meilleurtaux.com, fiche Meilleurtaux Essentiel Vie (frais, historique du fonds euros 2020-2025, minimums, bonus été 2026) (22 septembre 2026) ; lucya.com, fiche Lucya CNP (frais, supports, minimums, DIC et notice) (22 septembre 2026).

Les frais

Le PEA bénéficie d'un plafonnement légal des frais depuis le 1er juillet 2020, issu de la loi Pacte et du décret n° 2020-95 du 5 février 2020 : les frais de transaction ne peuvent dépasser 0,5 % du montant de l'ordre passé en ligne (1,2 % autrement), les droits de garde 0,4 % de la valeur du plan par an, et les frais de transfert 15 € par ligne. Les courtiers en ligne sont très en dessous de ces plafonds, et beaucoup ne facturent aucun droit de garde. Le coût d'un PEA en ETF se réduit alors aux frais courants des ETF eux-mêmes et à des frais d'ordre à chaque achat.

L'assurance-vie prélève chaque année des frais de gestion sur les unités de compte, 0,50 % sur les meilleurs contrats en ligne que nous comparons, 0,60 à 0,75 % sur les banques en ligne, davantage en agence, auxquels s'ajoutent les frais courants des supports. Aucun frais d'ordre sur les arbitrages chez les courtiers en ligne. Notre guide des frais d'assurance-vie chiffre l'effet de ce demi-point sur vingt ans.

La transmission

C'est le point où l'assurance-vie n'a pas d'équivalent. Les capitaux versés au décès de l'assuré sont transmis aux bénéficiaires désignés, hors succession, avec un abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans, puis un prélèvement de 20 % jusqu'à 700 000 € et de 31,25 % au-delà (article 990 I du CGI) ; pour les primes versées après 70 ans, un abattement global de 30 500 € s'applique aux primes, et les gains sont exonérés. Le simulateur de succession compare ce que paieraient vos bénéficiaires avec ce que le même capital aurait coûté en droits de succession ordinaires ; la clause bénéficiaire se rédige avec soin.

Le PEA n'a rien de tel. D'après service-public.gouv.fr, « quand la banque est informée du décès du titulaire du PEA, elle doit clôturer le plan » ; les titres passent dans la succession et sont partagés selon les règles ordinaires. Les gains accumulés échappent à l'impôt sur le revenu, mais les prélèvements sociaux sont dus, et la valeur des titres entre dans l'actif successoral taxable après les abattements de droit commun.

Les retraits partiels

Le PEA se comporte différemment avant et après cinq ans. Avant, tout retrait ferme le plan, sauf exceptions énumérées par la loi : licenciement, invalidité, mise à la retraite anticipée, création ou reprise d'entreprise. Après, un retrait partiel laisse le plan ouvert, et service-public.gouv.fr précise que « le PEA continue de fonctionner et il est possible de faire de nouveaux versements » dans la limite du plafond. Rigide jeune, souple ensuite.

L'assurance-vie autorise les rachats partiels à tout moment, sans condition d'âge du contrat, et le contrat continue. Elle permet aussi des rachats programmés, mensuels ou trimestriels, qui transforment un capital en revenu régulier en profitant chaque année de l'abattement ; notre page racheter son contrat décrit la procédure.

Les mots à connaître

PEA : plan d'épargne en actions, enveloppe plafonnée à 150 000 € de versements, réservée aux titres de sociétés européennes, exonérée d'impôt sur le revenu après cinq ans.

Réplication synthétique : technique par laquelle un ETF obtient la performance d'un indice sans détenir ses titres, par un contrat d'échange avec une banque ; c'est ce qui rend un ETF monde éligible au PEA.

Abattement annuel : les 4 600 € de gains par an (9 200 € pour un couple) rachetés sans impôt sur le revenu sur une assurance-vie de plus de huit ans ; les prélèvements sociaux restent dus.

Part de gains : la fraction d'un retrait considérée comme du gain imposable, calculée au prorata des gains dans l'enveloppe, en PEA comme en assurance-vie.

Antériorité fiscale : la date d'ouverture de l'enveloppe, qui fait courir les cinq ans du PEA et les huit ans de l'assurance-vie, quel que soit le montant versé.

Les cas où l'on ouvre les deux

CritèrePEAAssurance-vie
Plafond de versement150 000 €Aucun
Seuil fiscal5 ans8 ans
Fiscalité des gains après le seuil18,6 %17,2 % + 7,5 % au-delà de 4 600 / 9 200 € par an
SupportsActions et fonds européens, ETF synthétiquesCatalogue du contrat : fonds euros, ETF, fonds, SCPI
Frais d'enveloppePlafonnés par décret, souvent nuls en ligne0,50 à 0,75 % par an sur les unités de compte
Retrait partielClôture avant 5 ans, libre aprèsLibre à tout moment
TransmissionClôture au décès, succession ordinaire152 500 € par bénéficiaire hors succession

n.c. : non communiqué par le produit

La plupart des situations ne demandent pas de choisir mais de répartir. L'épargnant qui commence ouvre les deux avec un petit versement pour faire courir les compteurs, et alimente d'abord le PEA en ETF éligibles, l'enveloppe sans frais annuels ; l'assurance-vie reçoit la part sécurisée, sur le fonds euros, une fois l'épargne de précaution constituée. L'épargnant qui a rempli son PEA verse la suite en assurance-vie, où les mêmes ETF sont souvent disponibles. L'épargnant qui pense à la transmission conserve le PEA pour ses propres retraits et loge en assurance-vie la part qu'il destine à ses bénéficiaires.

Quelles erreurs éviter entre PEA et assurance-vie ?

  1. Retirer d'un PEA de moins de cinq ans

    Avant cinq ans, un retrait ferme le plan, sauf cas prévus par la loi comme un licenciement. Le compteur repart alors de zéro avec un nouveau plan. Pour une somme utile bientôt, l'assurance-vie permet de retirer sans rien fermer.

  2. Chercher un ETF monde classique pour son PEA

    Un ETF monde qui détient directement des actions américaines n'entre pas dans un PEA. Seule sa version en réplication synthétique y est acceptée. Elle détient des actions européennes et échange leur performance contre celle de l'indice mondial.

  3. Croire le PEA exonéré de tout impôt après cinq ans

    Après cinq ans, les gains du PEA ne paient plus d'impôt sur le revenu. Ils supportent toujours 18,6 % de prélèvements sociaux. L'assurance-vie de plus de huit ans paie 17,2 % sur ses gains. S'y ajoutent 7,5 % sur la part qui dépasse l'abattement annuel.

Pour aller plus loin

Questions fréquentes

PEA ou assurance-vie : lequel choisir pour investir en bourse ?

Pour des actions européennes ou des ETF éligibles, le PEA est en général moins taxé après cinq ans, dans la limite de 150 000 € de versements. L'assurance-vie prend le relais pour le reste : fonds euros, ETF monde non éligibles au PEA, SCPI, montants au-delà du plafond et transmission. Ouvrir les deux tôt fait courir les deux compteurs, cinq ans et huit ans, même avec de petits versements.

Peut-on investir en bourse avec une assurance-vie ?

Oui, par les unités de compte : des ETF, des fonds d'actions et, dans certains contrats, des actions en direct. Le capital n'y est pas garanti, à la différence du fonds euros. Le choix dépend du catalogue du contrat : notre page ETF en assurance-vie compare ce que propose chaque contrat, et notre classement de l'assurance-vie les note.

Peut-on loger un ETF monde dans un PEA ?

Oui, à condition qu'il soit construit en réplication synthétique : le fonds détient un panier d'actions européennes et échange leur performance contre celle de l'indice monde par un contrat d'échange. Un ETF monde en réplication physique, qui détient directement des actions américaines ou japonaises, n'est pas éligible au PEA mais l'est en assurance-vie si le contrat le référence.

Un retrait partiel ferme-t-il le PEA ?

Avant cinq ans, oui : d'après service-public.gouv.fr, « tout retrait (total ou partiel) avant la fin de la 5e année du PEA entraîne la clôture du plan », sauf cas particuliers comme un licenciement ou une invalidité. Après cinq ans, le plan reste ouvert et il est encore possible de verser. L'assurance-vie autorise les rachats partiels à tout âge du contrat.

À gains égaux, laquelle des deux coûte le moins au retrait ?

Cela dépend de l'abattement. Sur 10 000 € de gains retirés, le PEA après cinq ans coûte 1 860 € (18,6 %) ; l'assurance-vie après huit ans coûte 17,2 % plus 7,5 % au-delà de l'abattement, soit 2 125 € pour une personne seule et 1 780 € pour un couple. En étalant les rachats pour rester sous l'abattement chaque année, l'assurance-vie descend à 17,2 %, un peu moins que le PEA.

Qu'est-ce qu'un PEA ?

Le PEA, plan d'épargne en actions, est une enveloppe réservée aux actions de sociétés européennes et aux fonds qui en détiennent. Il est plafonné à 150 000 € de versements. Après cinq ans, ses gains ne paient plus d'impôt sur le revenu. Restent les prélèvements sociaux, à 18,6 %.

Peut-on avoir plusieurs PEA ?

Non : une personne ne peut détenir qu'un seul PEA classique. Chaque membre d'un couple peut en ouvrir un. Un PEA-PME-ETI, réservé aux petites et moyennes entreprises, peut s'y ajouter. Les versements sur les deux plans réunis ne dépassent pas 225 000 €.

Peut-on ouvrir un PEA à un enfant ?

Pas à un enfant mineur : il faut être majeur pour ouvrir un PEA. Un jeune majeur rattaché au foyer fiscal de ses parents peut en ouvrir un, plafonné à 20 000 € de versements. À la fin du rattachement, il devient un PEA classique. Ses versements peuvent alors monter jusqu'à 150 000 €.

Combien de temps faut-il garder un PEA ?

Au moins cinq ans. Avant, un retrait ferme le plan, et les gains paient 31,4 %. Après, ils ne paient que les prélèvements sociaux, et le plan reste ouvert aux versements.

Que devient un PEA au décès de son titulaire ?

La banque le clôture dès qu'elle apprend le décès. Les titres entrent dans la succession, partagée selon les règles ordinaires. Les gains échappent à l'impôt sur le revenu, mais les prélèvements sociaux restent dus. L'assurance-vie, elle, transmet le capital hors succession.
Vincent Albert

Vincent Albert · Rédacteur à Savoir Placer. Épargnant, pas conseiller.

Guide mis à jour le 6 octobre 2026 ; relu à chaque changement de règle ou de grille tarifaire.

Déclaration d'intérêts · Signaler une erreur · Journal des corrections

Vincent Albert a cofondé en 2013 HAVA3D, une entreprise d'impression 3D du Mans. Il l'a dirigée jusqu'à sa cession au fonds APICAP, en 2019. Notre méthode.

Sources

La série « Choisir où placer »

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