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Racheter son assurance-vie : partiel, total, programmé, avance

Sortir de l'argent d'une assurance-vie prend quinze jours et un formulaire. Le choix entre rachat partiel, total, programmé ou avance, et l'option fiscale cochée sur le formulaire, changent en revanche le résultat net.

Rachat partiel : le cas général

Vous retirez un montant, le contrat continue avec son antériorité. Seule la part de gains contenue dans le rachat est imposée, après abattement si le contrat a huit ans. Le simulateur de rachat calcule cette part et le montant que vous pouvez retirer chaque année sans impôt sur le revenu.

Rachat total : à éviter sauf nécessité

Il clôture le contrat et efface son antériorité. Si vous avez besoin de la quasi-totalité, laissez quelques centaines d'euros : le contrat garde sa date.

Rachats programmés : le revenu régulier

L'assureur verse chaque mois ou chaque trimestre un montant fixe. Fiscalement, chaque versement est un rachat partiel — l'abattement annuel s'applique à l'ensemble. C'est le complément de revenu le plus efficace après huit ans.

L'avance : l'argent sans racheter

L'assureur vous prête jusqu'à 60 à 80 % de l'encours, à un taux proche du rendement du fonds euros, pour deux ou trois ans renouvelables. Le contrat reste investi, rien n'est imposé. Utile pour un besoin temporaire (apport en attendant une vente) ; coûteux si l'avance dure.

La procédure

Formulaire en ligne ou papier, RIB, pièce d'identité. L'assureur a deux mois légalement ; les courtiers en ligne annoncent une à deux semaines. Sur le formulaire, une case demande l'option fiscale : prélèvement forfaitaire (7,5 % après huit ans, 12,8 % avant) ou barème. À 0 % de TMI, cochez le barème ; à 30 % et au-delà, le forfait.

Les cas d'exonération

Licenciement, mise à la retraite anticipée, invalidité, liquidation judiciaire : les gains rachetés dans l'année qui suit sont exonérés d'impôt sur le revenu (pas de prélèvements sociaux). Il faut le demander expressément.